Errance

Je traîne à minuit sur cette côte sauvage

Le vent du large me lave des angoisses de la nuit

La bruine du matin qui fouette mon visage

De l'obscurité blafarde a gommé la suie.

Je garde le souvenir de l'odeur de ta peau

De la chaleur de ton corps le vibrant spectacle

Sur le quai désert du port aux pauvres bateaux

La douceur de ton regard croule mes obstacles.

Sans espoir de retour je m'enfuis sous l'averse

Qu'avais-tu de commun avec elle tout et rien

Elle, elle me renverse, toi tu me bouleverses

Je suis comme une quille dans un jeu de chiens.

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