Céleste

Elle n'avait ni le visage soucieux

Ni l'air méchant qu'ont souvent les vieux

Lorsqu'à l'âge où le corps se fatigue

D'avoir longtemps crispé leurs désirs

retenu leurs colères, leurs soupirs

Leur peau se met à danser la gigue;

Elle avait la peau d'une jeunesse

De n'avoir abusé du savon

Uniquement les jours de confesse

A Noêl, à Pâques, à l'Ascension

En raison d'une ardente passion

Pour le curé et son goupillon.

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