HAUT MOYEN-AGE

Le sceau de Manfred

Le sceau de Manfred

 

Le Galet romain

     « Depuis combien de temps, d’années, de siècles suis-je ici, au milieu de ‘‘Ledius*1’’, poli par la caresse de son eau pure…Je brille d’un gris veiné de noir et de blanc, étrange en ce passage où les pierres schisteuses sont couleur de l’argile rouge, rouge peut-être aussi du sang des Pictes versé par les légions romaines qui investirent ce pays et qui s’y plurent. Je suis la mémoire de la voie romaine qui reliait Limonum*2 à l’océan – au sel et au commerce des métaux- et qui enjambait Ledius* par un pont depuis longtemps détruit. » Ledius* offrait ses poissons à nos filets et sa force à nos moulins ; il abreuvait la forêt notre mère protectrice, il rafraîchissait nos corps et purifiait nos âmes. Ledius* c’était la frontière, la limite du fief, à l’est, au sud et à l’ouest, la Grande Forêt fermant le nord. Le village était comme embrassé par le fleuve et caché par la forêt. Tout était arrivé par Ledius*, à contre courant, la mort comme la religion, les Vikings et les moines bénédictins. Les moines avaient donné 500 vaches aux Vikings pour qu’ils quittent la région, mais il avait fallu payer encore bien des rançons pour obtenir une paix relative. Les disettes, à force de champs incendiés, avaient durement touché les plus faibles. Les raids s’étaient espacés depuis que Charles le simple avait donné la terre de Basse-Neustrie*3 et Rodom*4 aux farouches Normands. Le climat s’était adouci et les récoltes permettaient d’engranger en prévision de jours moins cléments. La vie reprenait même si l’ignorance était encore profonde…

Le Frêne commun

     Les racines du frêne sont fortes, bien plus fortes que celles des autres arbres qui ne songent qu’à d’abord conquérir la canopée. Quand il manque de lumière, le frêne réduit sa croissance et peut ainsi attendre longtemps des jours meilleurs, comme le bocain qui se terre dans son labyrinthe de chemins creux et de souterrains refuges. Mais dès lors que la lumière l’atteint, plus rien ne l’arrête et il dépasse ses voisins les chênes, les merisiers, les hêtres ou les charmes. Lui aussi marque et protège le territoire en haies de remparts parmi les halliers*5 barbelés d’épines. Il donnait son cœur à nos armes, nos outils et nos constructions et des tisanes contre les douleurs, parfois même du fourrage pour les animaux après les étés secs ou du chauffage pour les hivers rigoureux.

La Buse variable

     Le son du buccin des cohortes romaines résonne encore dans la vallée et se noie dans le courant, tandis que le mugissement grave et rauque des Carnyx menaçantes, cor à tête de serpent des guerriers du nord, prend sa place. En réponse à l’aigle romain qui accompagnait son armée, et au dragon scandinave qui ornait la proue des drakkars, c’est le piaulement en écho de la buse qui auréole de son vol plané la tour dominant Ledius*, et qui emplit l’air de son cri strident. En cette fin d’hiver, le rapace marque son territoire nuptial. A l’instar des hommes de cette contrée, la buse ne se dompte pas, elle chasse pour son propre compte et comme eux elle est capable de rester immobile très longtemps à guetter sa proie.

Au final d’une approche en spirale, la buse se posa sur l’arêtier de la tour au toit à la romaine dont les tuiles munies d’ergots protégeaient le solier*6.

      L’Ost*7 faisant défaut, chacun devait défendre son fief, ses gens et ses biens avec ses propres moyens et prêter serment de fidélité aux Comtes et Ducs, plus puissants et plus proches. Là où les Gaulois puis les romains avaient installé le poste qui commandait le passage du fleuve, le grand-père de Kyrian, Maître Artaud, avait fait élever la motte et ériger la tour sur une éminence rocheuse dominant la vallée, à la fois pour confirmer son statut de seigneur du lieu et pour satisfaire Ebles le Bâtard*8, Comte du Poitou, son suzerain, auquel il avait prêté main forte contre Aymar de Poitiers*9 afin de reconquérir sa capitale. Et puis il fallait se liguer pour arrêter les Vikings, insatiables pillards. La tour de bois, construite sur le rocher à 15 mètres au dessus du passage, avait une base quadrangulaire faite de moellons, un mur dont l’ouverture donnait sur le cellier, plein à craquer de farine et de blé, de vin, de jambons, de lard, de viande en saumure et tout ce qu’il fallait pour soutenir un siège. Le cellier permettait par un petit souterrain de fuir et de regagner le village. Un fossé et deux rangs de palissade cernait l’ensemble, ce qui rendait l’édifice quasi imprenable.

     Le premier Maître du village, Manfred, bien avant Artaud, s’était ‘‘engagé’’ à combattre les vikings. La flotte levée par Charlemagne pour défendre les îles d’Herio*10 et de Bouin*11 fut disloquée. Après la mort de l’Empereur, chacun regagna ses pénates. En l’absence de pouvoir royal et d’armée capable d’arrêter les pillards du nord, chacun assurait sa propre défense et celle du Comté. A l’aube de cette fin d’été, les vikings attaquèrent en force l’Abbaye des Bénédictins, mais Renaud*12, le Comte d’Herbauges*, les repoussa. De l’abbaye transformée en forteresse, il ne restait que des remparts affaiblis. Manfred et ses fidèles étaient de cette bataille, Manfred en rapporta la main coupée d’un Viking. Celle-ci portait une bague qui lui servit ensuite de signature. Manfred devait trouver la mort l’année suivante lors d’une nouvelle attaque viking qui laissa l’abbaye en ruine et contraignit les derniers Bénédictins à l’exil à l’Abbatiale de Déas*13 sur les rives du Lac de Grandlieu.

     Le Forgeron, Faïel, dit Mâchefer, dit Capaurel*14,  avait appris à Kyrian, dès son plus jeune âge et à la demande de Hartman, son père, le maniement des armes qu’il fabriquait. L’artisan détenait les secrets de l’acier picton dont la réputation avait déjà atteint les frontières de l’ Empire. Capaurel* avait combattu les hommes du nord aux côtés de Hartmann, il était son homme-lige*15 comme Hartman l’était du Comte du Poitou auquel il avait prêté hommage*16. C’est au cours d’un affrontement que Faïel avait eu l’oreille coupée d’un coup d’épée viking, presque une chance tant les pillards préféraient la hache qui eût emporté la tête avec le pavillon. Capaurel* avait épousé Elke, fille d’un marchand de Maroll*17 qui troquait le sel remonté en gabarre par Ledius* contre le fer des armes et des outils. Elke n’avait jamais eu d’enfant après qu’elle eût perdu le premier en couche.

      Rudolf, le moinillon, était arrivé au village avec un groupe de moines du prieuré de Déas* qui tentaient de rejoindre Saint-Pierre-le-vieil*18Emma*19, épouse de Guillaume Fièrebrace*20, Comte du Poitou, mari infidèle et pour le moins soupe au lait, avait décidé de construire un monastère. Le moinillon, n’était alors âgé que de quinze ans et, bien que tonsuré, n’avait pas encore prononcé ses vœux. C’est au cours de cette halte que le jeune oblat*21 s’était tordu la cheville en jouant avec le fils de Maître Hartman et que par conséquent il ne put suivre l’expédition. Il était donc resté au village et avait gardé sa robe de bure et son scapulaire noir de Bénédictin. ‘‘Mâchefer’’ le forgeron l’avait accueilli chez lui et adopté. Le novice devint non seulement le compagnon de jeu de Kyrian mais aussi son précepteur. C’est ainsi que le jeune seigneur, de quatre ans son cadet, finit d’apprendre à lire et à écrire.

     Le père de Kyrian gisait sur la table couverte d’un linceul devant l’autel de la chapelle. Après une vie de combat, Hartman était mort dans son lit, simplement, il ne s’était pas réveillé. Il serait enterré auprès d’Artaud, d’Helya, d’Alaric et de Manfred, la tête au levant, les pieds au couchant. Elke et Capaurel s’étaient occupés de lui. Ils lui avaient bandé les jambes et les pieds, enfilé la chainse et les braies, la broigne, tunique renforcée de carrés de cuir cloutés qu’il avait au combat. Accroché au bouclier, le morion, casque rond, clouté sur le pourtour de la coque avait un cimier* en forme de crête d’oiseau.

     Il n’y avait pas d’église au village, pas encore, juste une chapelle jouxtant le cimetière, dans laquelle un baptistère en granit et un autel en pierre blanche étaient le seul mobilier. Elle fut construite à l’entrée du village, avec les châtaigniers du Grand Bois, à l’endroit même où, en leur temps, les Romains avaient installé leur camp. C’était un toit de chaume, comme posé sur le sol, sans murs sur les côtés, seulement une façade entre les deux pans du toit presque tout occupée par la porte. Elle était dédiée à tous les Saints que la religion comptait Benoît en premier, Hilaire de Poitiers, Martin de Tours, Saint Jean Baptiste, Filibert, et tous ceux que l’on pouvait évoquer en cas de besoin et élever au rang des saints. C’était finalement comme les divinités des anciens, seuls les noms avaient changé. Pas de prêtre non plus, si ce n’est Albéric le Gros, moine défroqué, qui préféra à la règle de Saint Benoît : ‘‘pauvreté, chasteté, obéissance,’’ sa propre règle, expression de sa nature : bataille, ripaille, et bonne paille.

     Les flammes des torches dansaient sur le corps d’Hartman. On avait disposé de chaque côté de son corps, le calice et le glaive offerts par Hilbod, abbé de Déas* en signe de reconnaissance. Sur son corps allongé, la tête vers l’autel, sa fidèle ‘‘Despieta’’*22, comme une croix en signe de pénitence, l’épée qui avait occis, sans pitié, les pirates nordiques. On avait posé sur un coussin rouge, la chevalière de Manfred, qu’Hartman avait porté jusqu’à sa mort et qui reviendrait de droit à Kyrian,

      Elke et Capaurel s’étaient retirés. Kyrian se tenait debout à la droite de son père, son écu au bras, ‘‘La Daillaira’’*23 son épée à sa dextre, ‘‘la faucheuse’’ qui n’avait pas sa pareille pour raccourcir de la cheville au genou l’attaquant qui levait sa hache pour occire le jeune seigneur : une passe que Capaurel* lui avait enseignée en fauchant les blés. Chacun était venu s’incliner devant la dépouille de l’ancien Maître, valeureux guerrier grâce auquel on avait échappé aux ravages des hordes de pirates. Chacun avait mis un genou en terre devant son fils, en signe d’hommage au nouveau seigneur du fief de Manfred. Chacun était retourné à sa servitude en attendant les funérailles du lendemain. Rudolf était resté veiller celui grâce auquel il avait trouvé une famille aimante et un ami fidèle en la personne de Kyrian. Au bout de ses prières, il rejoignit Albéric le Gros au cimetière pour préparer la sépulture du défunt. On déposerait le mort, enveloppé de son linceul, dans une tombe faite d’un coffrage de pierres non jointes que l’on fermerait d’une planche puis de terre. Une stèle de pierre blanche gravée d’une croix surmontait déjà la sépulture. Il y restait juste la place pour y graver le nom et l’hommage au défunt.

      Kyrian se tenait seul au beau milieu du solier*, le Maître du Fief de Manfred avait passé la nuit là, comme une nuit blanche avant l’adoubement, il devait prendre une décision avant que le soleil ne se lève et se reflète sur Ledius*. Sa première décision de seigneur.

La chevalière de Manfred, la veille des obsèques, avait disparu.

     Rudolf, chargé de veiller le mort avait laissé le défunt une partie de l’après midi, le portail de la chapelle grand ouvert. Les premiers villageois arrivés pour la veillée du soir avaient dû chasser un cochon couché au pied de l’autel et une poule juchée sur l’épée d’Hartman. On s’était vite aperçu de la disparition de la bague de Manfred et ce fut aussitôt un affolement, une frénésie qui gagna le village, comme une fourmilière que l’on vient de piétiner s’agite en tout sens. Le sceau de Manfred représentait la force de la communauté face aux vikings, la signature transmise de père en fils qui légitimait toutes les servitudes. Le vol du sceau créait un vide qui mettait le doute dans les esprits et la rancune dans les cœurs. C’était la fin de quelque chose d’immatériel, le présage de catastrophes à venir. Aussitôt, on découvrit Rudolf le moinillon et Albéric Le Gros, assis de chaque côté de la stèle, tous deux endormis et ronflant comme des pourceaux, tenant chacun une cruche vide à la main. On leur cracha dessus. On leur donna des coups de pieds. Dans le ventre. Dans le dos. On les frappa sur la tête. On les empoigna. On les secoua. On les entraîna. On les poussa. On les fit tomber. Et on recommença à leur cracher dessus. Rien ne calmait cette colère. On les aurait tué si Maître Kyrian ne nous avait arrêté. On les enferma dans le four.

     Kyrian s’était approché du rempart et regardait Ledius* poursuivre son cours. Plus de missi dominici*24 royaux, plus de viguiers*25 du Comté pour rendre la justice, c’était au seigneur de remplir cette charge. Fallait-il pendre ces deux ivrognes pour leur conduite irrespectueuse ? Deux moines ronds comme des queues de pelle, Albéric par habitude, Rudolf, sans doute, pour noyer son chagrin, le jour d’un enterrement, on en rirait encore au village dans cinquante ans, et puis on ne pendait pas des gens qui savaient lire et écrire. Mais le vol du sceau représentait un délit bien plus sérieux, c’était l’organisation féodale qui vacillait. La peine de mort était justifiée pour un tel délit qui affaiblissait la communauté tout entière, en dérobant le symbole de la puissance seigneuriale, c’est comme s’ils avaient tué Hartman*. Kyrian ne pouvait imaginer son compagnon de jeunesse pendu à côté d’Albéric Le Gros*, leur crime ne pouvait être mis au même rang. Il était inimaginable que Rudolf ait pu voler le sceau de Manfred et qu’il ait trahi ses parents adoptifs. Le seigneur pouvait proposer un jugement de Dieu, mais le jugement était en général bien plus pénible et douloureux que la sentence elle-même que ce soit l’épreuve du feu ou celle de l’eau, quand elle n’était pas fatale. Il restait à Kyrian le bannissement des  deux traîtres, on aurait pu leur jeter des pierres et autres ingrédients, et toutes les choses qui leur appartenaient, et qu’ils ne reviennent jamais sous peine de mort.

     On avait mis à sac la porcherie d’Albéric Le Gros et la maison de  Capaurel* où vivait toujours Rudolf. Nulle trace de la bague.

      Capaurel priait à genoux devant l’autel de la chapelle. Il se remémorait les batailles menées au côté d’Hartman, comment ils avaient repoussé les attaques et la belle amitié qui le liait à son Maître, comme celle qui unissait Rudolf et Kyrian.

     Il allait la couper en tranche cette ajasse*26 qui sautillait sur l’autel ! elle osait jacasser en ces moments si graves et souillait la croix du Christ! le forgeron leva son bras et la pie s’effaroucha. Elle sortit de la chapelle en jasant et regagna son nid de fagot perché sur un vieux pommier en face de l’édifice, visiblement contrariée. Le visage de Capaurel* s’illumina. Il grimpa à l’arbre et dénicha le sceau de Manfred. Il n’y avait pas eu plus de voleurs qu’il n’y aurait de bannissement.

"L’histoire a sa vérité, la légende a la sienne." Victor Hugo

 

LEXIQUE

Ledius*1 : Le Lay, principal fleuve de la Vendée, à l’époque, se jette dans le golfe des Pictons

Limonum*2 : Un des anciens noms de Poitiers (Lemonum, Pictonum, Pictava, Poyters…) Siège d'un évêché depuis le IVe siècle,capitale du Comté du Poitou, dont les comtes ont longtemps également été titrés Ducs d'Aquitaine.

Basse-Neustrie*: Territoire correspondant à l’actuelle Normandie, entre Seine et Loire.

Rodom*: Un des anciens noms de Rouen (, Rotomagus, Rodomo, Rodom, Rothom , Ruëm , Roüan etc.). En 911, Le chef Viking Rollon fait de Rouen sa capitale.

Hallier*5 : (masc) Buisson touffu où se retire le gibier, terrain couvert de broussailles.

Solier*6 : dernier étage, grenier par opposition au cellier, c’est au solier du donjon qu’est installé le seigneur.

L’Ost*: Service militaire que les vassaux devaient à leur suzerain : Ost royal. Armée.

Ebles le Bâtard*8 : Ebles Manzer, fils de Renoul II ; né vers 870, mort vers 934/935, comte de Poitiers de 890 à 892 et de 902 à 934. En 902, Ebles se lance à la conquête de son comté avec une armée prêtée par le comte d'Auvergne Guillaume le Pieux, son parent. Il prend Poitiers en l'absence d'Aymar puis le vainc.

Aymar de Poitiers*: À la tête de l’armée royale, Aymar prend Poitiers en septembre 892 et oblige Ebles Manzer à se réfugier en Auvergne.

Herio*10 : Herio Monasterio Noirmoutier s’appelait primitivement Her, Hero, ou Herio. Vers 680, saint Philbert y fonda une abbaye de Bénédictins, sur un terrain donné par Ansoalde, évêque de Poitiers : la dénomination de Noirmoutier (Nigrum monasterium) dérive par corruption de Her-Moutier, et non pas, comme on l’a prétendu, du costume noir que portaient les religieux.

Bouin*11 : à cette époque, Bouin est une île.

Renaud*12, Rainaldus, ou Ragenold : Les Vikings tentent une attaque en août 834, repoussée par le comte Renaud d'Herbauges. Les Vikings reviennent à la charge en septembre 835, et réussissent à piller le monastère qui est ensuite abandonné. Ils débarquèrent sur l’île dans une anse qu’on nomme conche des Normands, et la pillèrent après avoir mis en fuite les troupes que leur opposait Renaud, comte d’Herbauge.

Abbatiale de Déas*13 : L'abbatiale est construite vers 815 sur les terres d'un ancien domaine nommé Déas (actuel Saint-Philbert-de-Grand-Lieu), données au VIIe siècle au moine Philibert de Tournus. Elle abrite le sarcophage du saint éponyme de la ville. Dépendante de l'Abbaye de Noirmoutier, elle permet de subvenir aux besoins de celle-ci. Le lieu est aussi plus à l'abri des raids des Vikings, étant localisé plus profondément dans les terres.

Capaurel*14 : occ cap/aurelha : oreille coupée.

Homme-lige*15 : Qui est lié plus étroitement que d'autres envers son suzerain. Le vassal prêtait hommage*16 à son suzerain au cours d’un rituel précis, le lien entre deux hommes libres était plus fort que les liens de féodalité ordinaires. Par ext° : Personne qui est inconditionnellement dévouée à quelqu'un.

Maroll*17 : Mareuil sur Lay , elle accueillait les gabares qui remontaient le Lay. Ces bateaux transportaient, notamment du sel. Cette route du sel menait aux caves souterraines, creusées dans la roche.

Saint-Pierre-le-vieil*18 : Le récit fait en 1060 par le moine Pierre nous dit qu'au cours d'une chasse, la femme du comte Guillaume Fier à Bras, Emma, découvre dans l'île de Maillezais, les ruines d'une chapelle et décide d'y fonder un monastère vers 976.

Emma*19 : épouse de Guillaume II, fille de Thibaut Le Tricheur Comte de Blois.

Guillaume Fièrebrace*20 : Fier à Bras, Guillaume IV de Poitiers (935 – 995), comte de Poitiers sous le nom de Guillaume II et duc d'Aquitaine sous celui de Guillaume IV. Ses nombreux adultères entachent son règne, notamment sa liaison avec Aldéarde de Thouars, provoquant le départ de sa femme Emma de Blois.

Oblat*21 : Enfant (parfois illégitime ou constituant une charge trop pesante pour sa famille) qui était consacré à Dieu et donné par ses parents à un monastère.

‘‘Despieta’’*22 : occ : sans pitié.

Daillaira*23 : occ : dalhaire, dalhaira : faucheuse (dail)

missi dominici*24 : sous Charlemagne, inspecteurs royaux. Ils doivent rendre la justice, faire respecter des droits royaux, contrôler les officiers royaux et en particulier les comtes.

viguiers*25 : juges qui rendaient la justice au nom du Comte ou du roi

ajasse*26 : La pie

 

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